Millésime 2018 : les extrêmes climatiques

Si la saison hivernale 2017-2018 s’est présentée sous les meilleurs auspices avec des températures légèrement plus basses qu’à l’habitude (-0.3°C), on ne peut pas en dire autant pour ce début de printemps terriblement pluvieux et froid. Les températures enregistrées sont en deçà des normales de saison de deux degrés Celsius. Le débourrement s’est donc retrouvé retardé de quelques jours comparativement à l’année dernière ; pas de gelée significative sur l’ensemble de nos parcelles.

Cette pluie largement excédentaire a engendré une très forte pression mildiou. Il a donc fallu anticiper et surveiller nos vignes plus qu’à l’habitude pour éviter les dégâts causés par cet oomycète.

Par chance, seules quelques parcelles en Castillon-Côtes de bordeaux ont été touchées ; mais cette année, il faut bien le dire, ça n’était pas évident.

Après le temps des pluies, vient le temps de la sécheresse… Trois mois d’été ; juillet-août-septembre, sans une goutte d’eau sur certaines de nos parcelles. Ce déficit hydrique était donc à prendre en considération pour adapter notre travail du sol car il diffère selon la nature des sols/sous-sols ainsi que l’âge des vignes.

Ce bain de soleil quotidien implique également une forte activité photosynthétique et donc une production de sucres importante. Les vins issus de la fermentation de ces raisins 2018 sont donc « chauds », et il a fallu optimiser les dates de vendanges pour obtenir des raisins de bonne maturité.

Les vendanges ont débuté le 19 septembre en Lalande de Pomerol pour se finir le 6 octobre sur nos parcelles en Castillon-Côtes de Bordeaux.